forummichelinelocas_1_ACEE, la concrétisation d’un rêve pour Micheline Locas!

 

Quelle est l’origine de l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec? C’est à la lecture d’un article rédigé par madame Yasmine Berthou du Centre de vigie sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship, que j’en ai appris un peu sur cet organisme. Dans son article intitulé « Micheline Locas : une source d’inspiration pour les jeunes entrepreneurs », madame Berthou, rend hommage à madame Locas pour ses remarquables réalisations dans ce que celle-ci appelle le monde merveilleux de l’entrepreneuriat.

Maintenant, voici un condensé de ce que nous pouvons lire concernant la création de cette association :

Depuis près de 15 ans, Micheline Locas, préside l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants (ACEE) du Québec, un organisme auquel elle se voue corps et âme. Son parcours hétéroclite – elle est titulaire de deux baccalauréats, l’un en enseignement et l’autre en sciences politiques, et de deux maîtrises, l’une en économie politique internationale, l’autre en éducation des adultes, – ainsi que sa passion pour l’entrepreneuriat ont fait d’elle une source inépuisable d’inspiration pour les entrepreneurs en devenir. Si elle trouve le titre un peu trop flatteur, elle reconnaît cependant que, depuis sa création, le succès de l’ACEE ne se dément pas.

« Après avoir travaillé dans une grande entreprise et enseigné, après avoir œuvré au sein d’une PME et après avoir possédé ma propre société, j’ai senti que je pouvais faire plus pour transmettre ma passion », indique Mme Locas. Inspirée par les clubs d’entrepreneurs étudiants américains (ACE USA) et poussée par un projet provincial de création d’un guichet unique destiné aux entrepreneurs, Micheline Locas a finalement décidé de créer les premiers Clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec en 1991. « J’avais remarqué que l’on évoquait peu la possibilité d’une carrière d’entrepreneurs aux jeunes. Je percevais en cela une lacune et j’ai décidé de m’attaquer à la démystification de ce genre de profession. Mon outil de prédilection pour agir : les clubs d’entrepreneurs étudiants dont la mission est d’assurer la relève entrepreneuriale. »

Pari gagné pour la présidente. D’abord au nombre de cinq, les clubs sont désormais 82 dans la province. Par ailleurs, l’ACEE a transmis son expertise à toute la francophonie et a participé à la création de clubs tant en France qu’en Belgique, au Canada francophone et en Afrique. « Notre mission consiste à parler d’entrepreneuriat aux étudiants de cégeps, d’universités, d’instituts spécialisés et de centres de formation professionnelle, afin de susciter des vocations. Quand vient ensuite le temps pour eux de choisir une orientation professionnelle, ils considèrent cette avenue comme une possibilité, précise la présidente de l’ACEE. Nous veillons d’ailleurs à travailler sur tous les secteurs d’activités (manufacturiers, services, travailleurs autonomes, économie sociale, coopératives, etc.) car nous pensons qu’il y a un potentiel entrepreneurial à l’intérieur de tous les champs d’études. »

Ainsi, au sortir de leurs études et grâce à l’ACEE, les futurs entrepreneurs ont déjà parcouru un bon bout de chemin. Ce qui représente un sérieux avantage lorsque vient le temps de franchir l’étape décisive de créer une entreprise. Micheline Locas refuse cependant de se voiler la face. Elle a conscience que tous les membres des Clubs d’entrepreneurs étudiants ne deviendront pas chefs d’entreprises, mais elle est persuadée que leurs connaissances du milieu leur donnent de nombreux atouts. « Tous ne s’accompliront pas comme entrepreneurs, mais le fait pour eux d’avoir flirté avec ce type d’activités et de s’être imprégnés de la culture entrepreneuriale est d’un grand intérêt quand ils décident de se mettre au service d’une autre entreprise. » Elle confirme d’ailleurs que l’intrapreneuriat est de plus en plus recherché par les entreprises qui y voient l’opportunité de poursuivre leur développement. Finalement, l’ACEE veille à développer l’état d’esprit entrepreneurial et les moyens grâce auxquels les étudiants pourront aspirer à devenir tant entrepreneurs qu’intrapreneurs.